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Le blog des rameurs de Marseille

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Rame traditionnelle estaque


Rame convocation du 19 Mars 2011

Publié par Le Tchoa sur 17 Mars 2011, 21:45pm

 

Chers galériens,

Chères galériennes



C'est un vent frais qui soufflait ce samedi là. Comme à l'habitude tous les compagnons avaient répondu présents à l'appel du large. Comme il fallait bouger sous peine de se transformer en statut de glace les rames furent mises en un rien de temps. Ce temps justement, celui qui nous jouait des tours sous un ciel menaçant ou des lourds nuages pesaient dans le ciel irradiant de leurs lueurs chargées d'une pluie qui sans doute ne tardait pas à nous tomber dessus.



Pour Alain, il n'était pas question de se laisser faire, les deux barques furent affrétées, l'une avec six l'autre avec quatre valeureux rameurs, petit détail qui aura son importance plus loin ….



Avec le vent d'ouest aussi fort il ne nous fût pas possible de sortir du port, sous peine de nous exposer à des dangers que seuls ceux qui prirent la pilotine un jour de grand vent peuvent raconter. Donc nous ramames à l'intérieur de l'enceinte portuaire protectrice.



Le vent avait un peu forci, mais tous les marins tenaient le choc. Après avoir arpenté toute la jetée, tel un poison rouge dans son bocal, notre capitaine était au bord de l'explosion, quand une idée lui venu, surgi de nulle par, mais le remplissant de bonheur. Dans l'intervalle quelques gouttes de pluies avaient effleuré nos visages. Qu'allait il nous faire faire ? Nous comprimes bien vite. Des révisions, hé oui même des rameurs ont des révisions à faire … pour le cas qui nous intéresse elles se firent à la sueur des nos fronts. Nous allions réviser les prochains championnats, histoire de savoir si nous étions à la hauteur. Après des explications précises. les deux yoles se mirent dans les start pour effectuer une double chaise avec un lancé de gondole et pour finir un demi quart de cercle avant droit avec arrêt debout.



Il faut vous dire que les explications en direction de la barque de Momo ressemblaient ... comment puis je dire …. vous vous rappelez de ces vieux films américains des années 60 où deux navires de guerre se croisant dans la brume se faisaient des signes à l'aide de projecteurs comme du morse. Et bien voilà vous visualisez la scène …. Mais à force de courage et de persévérance, La Momo comprit le message... double chaise, lancé de gondole ….



Les deux équipage prêts à en découdre attendaient sur la ligne du départ. Les poumons remplis d'oxygène de réserve, les muscles tendus pour allonger le mouvement dans une amplitude diabolique, les pales étaient au maximum. Quand de sa douce voix le capitaine vociféra «Partez», une puissance brute se libéra sur les pales au bord de la rupture, elles enchainaient les rudes coups de butoirs que nos visages déformés par l'effort leurs assenèrent. Le souffle long, les muscles ruisselants de transpiration et ce malgré le froid ils libéraient une énergie que bien des savonnettes à moteur qui trainent dans le port nous enviaient. Les dents étaient serrées, encore un effort, nous passâmes la double chaise, la gondole pour enfin arriver au demi quart de cercle. J'entendais le souffle roque des mes compagnons comme ceux des marathoniens en fin de parcours siffler dans le vent..



L'arrêt fut brutal en effet malgré toute cette dépense d'énergie, Momobarepadroit avait gagné à la corde, de peu bien sur mais il avait gagné …



l'oeil pétillant de notre capitaine nous fit comprendre qu'il y avait quelque chose là dessous. Nous comprimes après, en grand chevalier à la bonté d'âme infini, il avait laissé Mono nous vaincre. En effet depuis plusieurs mois maintenant, notre capitaine voyait Momo pas dans son assiette, les yeux dans le vague refusant parfois même de barrer une chaloupe … à quoi bon ? la place de second lui revenait d'office. Comprenant ce dépit le capitaine arrangea l'affaire ... et nous vîmes notre Momo sautant de joie à bord du bateau un sourire comme il n'en avait jamais eu, le cœur léger il avait enfin réussi son challenge, sa joie était communicative, ses marins firent une fête à bord pour honorer ce moment précieux.



S'effacer quelques instants des projecteurs pour laisser un quart d'heure de gloire à chaque individu, Warold était parmi nous.



La fête continua sur le quai, où Momo dansait, chantait au milieu de ses compagnons ou bien sur nous étions des leurs.



Partager des bons moments, n'est il pas essentiel, dans une vie ?



Départ des bateaux à 9H15,

Fraternellement

Le Tchoa

 

 

 



 

 

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ALAIN D'ELIA 18/03/2011 17:29



LE VENT VENAIT DE L'EST.



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