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Le blog des rameurs de Marseille

Le blog des rameurs de Marseille

Rame traditionnelle estaque


Rame convocation du 9 octobre 2010

Publié par Le Tchoa sur 7 Octobre 2010, 22:03pm

 

Chers Galériens

Chers Galeriennes

 

Samedi dernier, encore une fois, nous nous retrouvâmes devant notre destin. Les barques étaient là, les rames aussi avec le catalyseur, Alain en grand surveillant bienveillant.

 

Ce matin là, nous armâmes les deux bateaux, tellement, la foule des grands jours se pressait pour embarquer.

Le capitaine avait son bateau, Moboramepasdrois le sien. L'affrontement allait être terrible. Dans notre bonté légendaire nous accueillîmes les nouveaux venus, alors l'autre yole empilait tous les marins aguerris, les vieux loups de mer que l'Estaque compte.

 

Nous sortîmes du port, les premiers comme d'habitude, l'océan était à nous. Momo suivait tranquillement, enfin presque … en les voyant se débattre avec leurs rames, comme les gosses jouant au mikado, Le capitaine toujours plein de compassion arrêta notre yole pour attendre les retardataires. Une fois qu'il furent passés devant, ils se sentirent libres enfin de ramer à la hauteur de leurs regards de conquérants.

 

Bien sur, nous avions repris le rythme depuis plusieurs minutes, quand nos rames frôlèrent de drôles d'êtres.

 

Un ban de méduses était venu à notre rencontre, toutes plus jolies les unes que les autres. leurs couleurs étaient directement dessinées d'un arc en ciel. Leurs grâces magiques les faisaient tournoyer autour de nous. Malgré ce spectacle enchanteur, il nous fallait avancer.

 

Mais où était Mono ? Rien, que nenni ? Le regard tranchant du capitaine scrutait tous les galets de la côte mais aucune trace de nos compagnons.

 

Nous ramâmes près du rivage pour admirer une fois de plus le travail de la mer sur les côtes. Un beau soleil de printemps réchauffait nos peaux qui se laissaient caresser par la douceur du vent. La mer d'un bleu cristal peuplée de méduses, animal si redouté dansait devant nous une chorégraphie aérienne que la musique des vagues et de la brise accompagnaient.

Un vrai délice. Bien triste de laisser tout ce petit monde, mais il fallait rentrer, c'est là ou nous aperçûmes que des heures peuvent devenir des minutes ou des minutes des heures, je comprends mieux le grand Ulysse, qui croyant rester quelques jours avec les sirènes était resté des années dans un monde de volupté, ou le régal n'a que d'égal le ravissement.

 

meduses

 

Nous voilà dans le port prêt à accoster, mais une chose manquait. Momo et les 6 compagnons qui l'avait suivi ? Mais ou était il ? En rangeant nos rames, l'inquiétude montait, le temps s'était arrêté, que se passait il ? Quand enfin nous vîmes une petite trace arriver, le soulagement était de mise. Nos compagnons accostèrent, mais que s'était il passé ? Les visages tendus, longs comme un jour sans pain, le regard agar, ils avaient enfin réalisés que leur calvaire avait pris fin. Nous les aidions a descendre le la barque, comme pour sortir des naufragés.

 

On y est allé ! on y est allé ! exultât momo chancelant.

 

Où étaient-ils allés, personne n'en su jamais rien ... Quand un plus sage de nos compagnons d'un doigt décidé nous montra la direction du bar de la marine. L'unanimité fût de mise, là au moins nous n'étions pas en terra incognitas.

 

Faire un tour de verre est plus rapide qu'un tour de terre ...

 

 

 

Merci à Nicole pour ces photos, que je vous ferais partager plus amplement la semaine prochaine

 

Le départ des bateaux à 9H15,

Fraternellement

Le Tchoa

 

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bugugnani 08/10/2010 17:32



franchement ça laisse réveur un récit comme ça, vous avez bien de la chance d'avoir la mer à côté. tchao



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