Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog des rameurs de Marseille

Le blog des rameurs de Marseille

Rame traditionnelle estaque


Rame convocation du 6 novembre 2010

Publié par Le Tchoa sur 12 Novembre 2010, 08:55am

Chers galériens,

Chères galériennes

 

Tous mes compagnons étaient présents samedi dernier. Enfin tous ceux qui purent venir ce matin là sous une brume collante réunissant la mer aux collines.

 

photo 12nov.2010 4

 

Sans aucun problème les rames furent confortablement installées sur leurs dames de nages. Les deux chaloupes avaient été armées pour l'occasion. Chevaleresque, Alain laissa la yole du grand MomoBarpasdroit partir pour prendre quelques longueurs d'avances, ce qui leur serai salutaire. Que voulez vous le panache ne s'invente pas, il est ou pas.

 

La sortie du port réussit à décrasser nos muscles endoloris par une semaine laborieuse. Mais nos conditions athlétiques et puissantes, soudées à des constitutions solides, nous incitaient à nous dépasser.

 

Le ciel passait par toutes les couleurs de son arc-en-ciel. Les nuages inondaient de lumières la mer tantôt d'un bleu magique, tantôt d'un gris atmosphérique, où les cris des corbeaux et les râles d’animaux faméliques glaçaient le sang de tous. Sauf à notre tribu de valeureux caboteurs.

 

Nous ramâmes à notre rythme, avec quand même, une bonne excuse. Ne pas trop forcer, pour soulager les nouveaux et … velles. Un vrai petit train de montagne cette yole là, remontant les seps nains après une journée de travail, vers un foyer confortable et chaud. Bref la routine allait s'emparer de nous, qu'allons nous faire, impossible de résister ?

 

C'est sans compter sur notre capitaine qui comme à son habitude, nous entraina hors des sentiers battus supervisant les choses avec malice, prit «la» décision, qui tomba comme une lame puissante sur un billot : «Nous allons dormir à Niolon avant la nuit» cette sentence qui bien que dure fut comprise par tout l’équipage.

 

En bref c’était le signal , il était temps de se remuer !

 

Nous passâmes bien à bâbord de la chaloupe de Momobarepardroit, histoire de ne pas trop les éclabousser de notre jet puissant : Il n’est pas bon qu’un rameur rame mouillé... Notre huit cylindres en rame avait pris son régime, régulier, seul le capitaine était à l’écoute des cliquetis que certaines soupapes pouvaient réaliser en forçant un peu trop. La yole filait bon train, nous discussions de choses et d'autres, quand une arme fatale s’abattit sur nous, Notre nouvelle compagnonne qui ne connaissait pas notre rythme de vie nous parla de mets délicieux, mais bien trop tôt, vous savez ces plats qui rien qu’en les regardant vous font saliver. Le problème c'est qu’a la rame l’écume provoquée et incompatible avec celle de la mer. En patron, Alain chuchota pour le bien de tous «c’est pas là ! » étonnés, nous continuâmes à ramer.

 

A notre grande satisfaction, Niolon n’était qu'à deux encablures de rame, ce petit port toujours aussi accueillant nous attendait. La brume enveloppait les collines comme une mousseline autour d’une belle nuque féminine. Le ciel bleu, la mer limpide comme un trésor qui ne nous appartient pas jouait avec nous, nous renvoyant ces plus beaux reflets et dansait sur nos visages.

 

Après ce moment de détente il fallait rentrer, les rames qui avaient l’habitude criaient sous notre force mais nous n’étions pas prêts à les lâcher. L’allure était soutenue, mais il faut l’avouer, elle faiblissait, que faire ? Nos organismes étaient à la limite du supportable, quand Alain repris en cœur le couplet de Murielle «bon maintenant, qu'allez vous manger ce midi ? » Cinq estomacs vides avaient enfin compris le message, c’était le moment, le moment de rentrer au plus vite, pour satisfaire cette partie naturellement creuse, que la nature humaine s’échine à remplir souvent plus que de raison.

 

Une alchimie surnaturelle s’était opérée sur nos êtres. La fatigue n’était plus, grâce au message cabalistique que notre nouveau confrère voulait nous influer et reprit par Alain. Motivés nous ramâmes à toute vitesse, oubliant notre fatigue, désireux de boire une bonne bière.

 

L’arrivée aux quais se fit sans souci, après avoir rangé nos appendices, nous nous dirigeâmes vers un nouveau bar, en effet l’amirauté ayant pris quelques congés, nous nous rabatîmes sur un confrère.

 

J'ai l'honneur de vous présenter nos nouveaux, en photo sur notre trombinoscope, Murielle, Giselle, Bruno, Gilbert, Robert, qui intègrent notre groupe «Rameurs du dimanche» ...

 

Un album à été également réalisé pour l'occasion.

 

Départ des bateaux à 9H15,

Fraternellement

Le Tchoa

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents