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Le blog des rameurs de Marseille

Le blog des rameurs de Marseille

Rame traditionnelle estaque


Rame convocation du 5 mars 2011

Publié par Le Tchoa sur 3 Mars 2011, 22:32pm

 

Chers galériens,

Chères galériennes

 

C'est dans une relative douceur que notre petit port nous accueillit samedi dernier. Nombre de nos compagnons, que je salue bien bas avait fait le détour pour s'exposer à deux heures de pur bonheur sur notre océan à nous, nous avez tous compris, la méditerranée cette mer indomptable, imprévisible, mais aussi attirante qu'une belle un jour sous un soleil radieux.

Pour l'occasion deux barques furent affrétées. La rapide et la majestueuse. Effectivement un équipage pressé par de nombreuses activités que la vie actuelle exige, voulait rentrer un peu plus tôt, requête légitime. Quant à la majestueuse, elle prendrait son temps comme à l'habitude, le temps de respirer l'air pur du large de taquiner les nuages que l'on voit au loin sur l'horizon.

La sortie du port se fit sans encombre, mais un doute subi nous envahie, un compagnon malade avait il réussi à nous rejoindre ? rongés, nous rentrâmes pour apercevoir sa silhouette, mais que néni. Nous repartîmes de plus belle. La barque de MomoBarepadroit avait déjà filé, ne voulant pas manquer sur le timing précis et rigoureux imposé.

Quand nous ressortîmes du port nous les vîmes au loin, n'essayant pas de les rattraper nous ramâmes à notre allure. L'air était frais, nos poumons se remplissaient au rythme des coups de pales. Les conversations allaient bon train. Il est délicieux d'aborder des sujets aussi divers que l'actualité chaotique du moment, que de systèmes techniques d'engins sous marins, en n'oubliant pas les dernières recettes de cuisine dégustées. Finalement filant bon train nous allâmes jusqu'à la Vesse. Tiens ! qui apercevions nous, juste à coté Momo et son équipage de valeureux compagnons. Mais il était l'heure, il fallait rentrer. Le capitaine, nous fît faire un talentueux cercle pour nous donner le cap du port. Momo fît de même, mais chacun de nous le connaissant, et c'est pour cela qu'on l'adore, fît son demi tour. La forme d'un diagramme cardiaque d'un marathonien en plein effort fût respecté, cela ressemblait plus à une trajectoire d'un wagon sur une grande roue qu'une figure géométrique de compas.

Par le plus pur des hasards, nous nous retrouvions juste devant eux …

Bien sûr pressés par le temps, ils devaient arriver absolument avant nous. Mais notre sillage lui servait de repère, le capitaine vigilant à la route empruntée. Quand nous vîmes nos camarades déboiter dans un effort titanesque. Aux ordres, nous appuyames également sur les rames. Le petit coup de barre du maitre faisait le reste. Les sourires furent tendus quand une deuxième échappatoire fut tenté. Nous comprimes instantanément le signal. Les rames seules poussaient les dizaines de litre d'eau, de sorte que le bateau prenait une allure plus que vive. Bien que moins bien «motorisé» par un équipage aguerri, nous tenîmes la Momo à distance..

Quand dans un ultime effort arrangeant ses équipiers, comme un empereur romain devant ses troupes avant l'ultime combat, ils décidèrent de mettre toute leur puissance de feux pour enfin nous surpasser. Alain en fin tacticien, l'oeil malicieux avait instantanément compris la tactique. Ils voulaient passer en force. Le simple regard nous fit comprendre que c'était le moment, les musques allaient donner toute leur puissance le souffle long, les pales au point de rupture nous firent décoller, notre yole faisait des bons devant les yeux écarquillés et la bouche ouverte de notre concurrent.. Le coup de grâce fut donné, ils étaient tétanises à nous voir nous envoler avec l' aisance d'un colibri de fleurs en fleurs.

Nous arrivâmes bien sur avant nos compagnons ayant plus que profité de cette sortie quand nous vîmes Momo le visage défait, lui au visage buriné grimaçant pour cacher son désespoir.. Non la rame n'est pas un sport de solitaire, nous allâmes tous réconforter notre Momo, jusqu'au sourire retrouvé. Même notre Alain dut lui dire un mot ce qui le regonfla instantanément.

Il fallut quand même l'accompagner au bar de la marine, pour lui donner un dernier remontant, et inonder nos gorges séchées par l'effort de bocks remplis de liquide de vie. Quand d'un geste royal il nous offrit la tournée ...

 

Si ça c'est pas de la chevalerie, je ne m'y connais pas !


Départ des bateaux à 9H15,

Fraternellement

Le Tchoa

 

 

 

 

 

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c est super bonne continuationmarylou 04/03/2011 09:23



c est super, bonne continuation et bon courage a tous ,mais je sais que vous en avais gros bisous a tous marylou



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