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Le blog des rameurs de Marseille

Le blog des rameurs de Marseille

Rame traditionnelle estaque


Rame convocation du 4 décembre 2010

Publié par Le Tchoa sur 2 Décembre 2010, 21:44pm

 

Chères galériennes

Chers galériens,

( honneurs aux femmes )

 

Encore un samedi pluvieux, et oui l’hiver est bien la, la froidure aussi avec son cortège de frissons. Mais les braves compagnons n’ayant peur de rien, prirent la mer par les bras sans grogner. Une chaloupe fut armée ce matin là. La mer était devant nous, quand nos rames se mirent en mouvement, nous étions couverts comme des milles feuilles. Mais après quelques coups d’aviron que se passa t’il ? L’océan nos origines à tous nous prit dans les bras, nous réchauffant d’une douce et apaisante chaleur. Les marins, commencèrent à s’éplucher comme des belles pommes. Le bateau avançait à une bonne allure, notre capitaine les cheveux dans le vent, regardait un certain désordre organisé que firent nos rames, ma fois la chaloupe avançait quand même ! bientôt en un rien de temps nous arrivâmes au large de Niolon, après quelques conversations bien nourries. Le retour fut identique simple et calme, alimenté d’apartés, de discussions souvent se transformant en colloque philosophique.

Que se passa-il quand un des compagnons l’œil rivé à sa pendule vit le port s’approcher au loin. Alain comme à son habitue était silencieux, taquin, lâcha «nous arriverons dans un quart d’heure». Le sang de l'excité ne fit qu’un tour. Comment, nous ,les rameurs d’élite que la France nous envie, quinze minutes, c’était sept minutes de trop. Le gaillard ne vit pas la chose sous cet angle, il commença par hurler «préparer vous ,les séries vont commencer », en effet pour seussent qui ne savent pas une «série » est un effort soutenu sur dix, vingt, vingt-cinq coups de pales. De la graine de vainqueur circulait à présent dans nos veines. Les compagnons commencèrent à se réchauffer les muscles par quelques séries de dix, ce n’était qu’un début, exhortant ses compagnons, sa voix grondait sur l’océan. Les muscles à présent étaient chauds, les rames commencèrent à souffrir sous nos coups de butoir. répétitifs Ce n’était pas un moteur de 100 chevaux mais une horde de six guerriers maritimes. Les solides membres de mes compagnons faisaient presque décoller la yole. Plus que deux minutes, un dernier effort était nécessaire, la série de trente explosa tous les compteurs, la tension était à son comble, le capitaine nous voyant souffrir décida de prendre la ligne la plus courte pour rentrer au port. Le sacrifice des compagnons était à la hauteur du challenge, à force de volonté de concentration, les nouveaux s’adaptèrent à cette force brute que seuls des rameurs d'exceptions peuvent fournir. Le port était là, les coups de pelle se faisaient en ordre, dans la quiétude épanouie d’avoir réalisé un bel exploit.

 

La pendule nous indiqua «deux minutes de retard » sur l’horaire prévu. Qu’est ce deux minutes, quand les rameurs la mine réjouit firent toucher la barque sur le quai. Les sourires étaient sur tous les visages.

 

Ce jour là, nos bocks en étendirent de toutes les couleurs, des histoires de marins exceptionnels, normal nous en faisions dorénavant parti …

 

 

 

Départ des bateaux à 9H15,

Fraternellement

Le Tchoa

 

 

 

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Le Tchoa 03/12/2010 18:59



Moi je dis , y a pas d'age !


 





 


 


 




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D'ELIA Alain 03/12/2010 12:45



Homére d'Orange.


C'est bon de croire au Père Noêl.


Ulysse



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