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Le blog des rameurs de Marseille

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Rame traditionnelle estaque


Rame – convocation du 30 janvier 2010

Publié par Le Tchoa sur 29 Janvier 2010, 15:19pm


Chers Galériens

Chers Galeriennes,



Ha, quelle belle sortie que nous réalisâmes samedi. La mer était belle, le temps souriant, un petit soleil pointait réchauffant nos corps endoloris par un hiver pluvieux et froid.

 

Mes camarades était là pour armer deux bateaux. Le soleil avait sorti de leurs léthargies hivernale bon nombre des nôtres : La barque du commandeur bien sûr et la mineur barrée par l’inégalable Momobarepasdroit. Le capitaine avait l’œil, tout se passait bien, nous sortîmes du port en chantant, les premiers comme d’habitude. (Il faut dire que votre serviteur était dans la yole du capitaine avec trois autres compagnons, ceci était une parenthèse pour la bonne compréhension de la suite). Déjà bien loin de la côte nous attendions Momo et son équipage qui pourtant ramait à bonne allure. Certes le capitaine en second a une réputation à tenir : il zigzagua allégrement tout au long de sa sortie maritime. Son équipage avait tento le vent à gauche, tento à droite, tento devant, tento derrière, bref du Momo dans tout son art de grand timonier devant l’eternel.

 

Nous avançâmes vers un cargo Égyptien qui mouillait au large comme nos chemises. Nous en fîmes le tour, mais quand la barque Mineur ne nous vît plus, ils furent saisie d’une panique incontrôlable, nos compagnons souquèrent de plus belle il fallut 1529 trajectoires en équerre pour viser le fameux bateau. Nous étions déjà loin, mais la chaloupe Momotesque apprécia de nous avoir imitée sans nous égaler, faut pas pousser quand même ! Mais ils étaient heureux d’être là sous le soleil exactement, profitant pour saluer l’équipage du cargo. Notre yole sans effort gambadait, elle alla jusqu’au large de Niolon, sous le regard paternel et bienveillant de notre Alain, mais embarrassé, se grattant souvent le haut du crane pour comprendre le sens de leur trajectoire.

 

Le vent se leva, la mer comme une pomme se rida, il était temps de rentrer. Notre capitaine dans sa droititude légendaire mit le cap sur le clocher de l’église du port ne déviant que de quelques degrés qu'en cas d'extrême nécessité.

 

Le vent forçait, mais il tenait le cap quand nous aperçûmes nos joyeux lurons disparaitre derrière le cargo égyptien. Pendant ce temps nous nous éloignâmes, Mais que faisait il ? Un sort pharaonique les avaient frappés. Cherchait- il l’ouverture de ce géant des mers, comme le fit Carter en son temps ? Qu’allait-il trouver un trésor, un sarcophage de cinq tonnes, bien encombrant pour leurs petits bras musclés. Que voulez vous … et bien non ! Après une enquête minutieuse de notre capitaine avec une vison angulaire infrarouge et 11/10 eme à chaque œil, ils les voyaient prendre un thé à la menthe avec l’équipage ! Finalement nous profitions à notre tour pour nous détendre de cette sortie qui ressemblait plus à l'attente dans un cabinet de praticien létargique, qu’à une course de formule 1. Mais que voulez vous, nous sommes soudés par les liens invisibles que seule la mer connait.

 

Enfin ils reprirent, la mer avec la force titanesque qui les caractérise, à ce moment précis une forte odeur de sueur nous envahit jusqu'à 10 milles à la ronde. Imperturbable avec la vélocité que réclament nos corps athlétiques nous vîmes bientôt le port. Le deuxième bateau était loin, mais la rage qui les propulsait était proportionnelle à l’écume des jours sortant de leurs bouches.

 

Nous avions rangé les rames, pris notre douche, discuté de tout de rien, quand le radeau arriva. Nous ne pûmes distinguer de qui était le plus rouge, leurs visages ou l’embarcation ? Ils étaient pétrifiés, accrochés à leurs rames, mais ils faillirent ne pas voir le quai sans doute pour finir sur le toit de la baraque à chichi ? Mais le capitaine veillait. Quand de sa voix douce et suave il hurla un « STOP «  monumental. Ouf le bateau s’était arrêté à temps. Nous vîmes un spectacle qui nous glaça. Le radeau allait couler sous des litres de transpiration humaine …

Il fallait rapidement combler ce manque hydrique qui pouvait avoir de fâcheuse conséquence s'il n’était pas soigné à temps.

 

Nous allâmes directement au spécialiste de l’amirauté, pour qu’il nous donne une ordonnance salvatrice pour nos camarades desséchés. Double bock, tel était le médicament.

 

Enfin le sourire épanoui de nos camarades qui avaient accompli de grandes choses, se prononçait à leurs lèvres.



Ps) Momo ne change pas, on t'aime comme tu es.


A samedi

9H15 pour armer les bateaux,

9H30 précise, départ.


Fraternellement

Le Tchoa

 

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