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Le blog des rameurs de Marseille

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Rame traditionnelle estaque


Rame convocation du 27 mars 2009

Publié par Le Tchoa sur 25 Mars 2010, 22:11pm

Chers Galériens

Chers Galériennes

 

Une fois de plus le beau temps était là pour notre sortie hebdomadaire, c’est à croire que le ciel nous voit ramer… Semaine maussade, dimanche suivant humide, mais pas le samedi matin. Étonnant non ? Je pense qu’il se passe des choses dans ce port …

 

Donc nous armâmes les barques, avec notre fougue habituelle des samedis resplendissant sous le charme du printemps. Nous fûmes assez pour faire deux embarcations. Et quelle flotte !

 

Tout d’abord je dois dire, que nous avons failli échouer deux porte containers quand leurs trompètes hurlantes nous fîrent comprendre qu’ils avaient la priorité. Surtout quand on voit la masse de ses iles flottantes. Grâce à la célérité de nos petits bras et le pilotage sans faille du capitaine, nous pûmes échapper à un naufrage certain. La deuxième barque, ne zigzaguant pas faute de Momo, eut plus de mal pour ne pas se faire éperonner par les géants des mers, Heureusement qu’un coup de corne de brume, les projeta à deux mille nautiques. Un peu étourdi devant la puissance du jet, ils finîrent par se ranger dans notre sillage.

 

La mer était belle comme des filles qui nous accompagnaient, soufflant une petite brise que nos nuques de marin endurcis appréciaient. Tous ramaient bien dans la meilleur des mers, quand tout d’un coup le malin frappa nos compagnons ! eux qui nous suivaient sans broncher, ils se mirent en tète de nous passer devant, histoire de nous railler pendant au moins une année. Il faut préciser mesdames et messieurs que la chose n’est arrivée qu’une fois en trois ans et leurs petits ricanements se sont tus il y a à peine quelques mois. Donc voila nos compagnons tirer sur leurs avirons à en faire péter les dames de nage. Sans conteste il voulait nous rattraper, nous la yole du bonheur, où joie et sérénité flottaient aux grès de nos conversations légères.

 

Nous voyons cette terrible armée de marins foncer sur nous, transpirant, exultant, le visage écarlate sous les coups de butoir de leurs cœurs impétueux sous l’impulsion de leur barreur déterminer à ne faire qu’une bouchée de notre yole. Évidement ils nous passèrent devant, concentrés comme du lait, mais le visage moqueur, nous faisant des signes d’un adieu improbable.


Vous vous en doutez, le capitaine, l’œil malicieux, le sourire en coin, ne tenait pas à se laisser faire. La tactique militaire de notre chef doté d'un œil à faire rougir un laser de précision avait déjà tout calculé, quand il nous ordonna sans ménagement « bâbord, planter », « tribord, tirer » la barque fit un demi tour presque sur place et repartit dans l’autre sens. Nos compagnons qui s’étaient déjà plus avancés, n’en revinrent pas ! Vexés le combat allait être titanesque. Ils tournèrent tant bien que mal, tellement la rage était montée jusque au bout de leurs rames.


Nous donnions toute la puissance qu’était la nôtre, mais il est vrai, il fallait ménager l'équipage qui avait embarqué fatigué de leur longue semaine. Mais bon, nous avions notre rythme. La deuxième yole, était plus qu’un point sur l’eau tout allait bien. C’était sans compter sur la rage de leur bateau puissamment affrété, les poids lourd de l’aviron étaient réunis en conclave maritime sur cette barque. Les bougres mirent du temps pour nous rattraper, collant au plus prés tout les gestes du capitaine pour ne pas dévier d’un degré. Ils furent presque arrivés à notre hauteur quand le capitaine sortit une deuxième malice de sa boite. En marin aguerri il connaissait la passe comme le fond de sa poche, nous tournâmes au plus prêt effrayant les rochers de la digue qui n’avaient pas vu d’embarcation d’aussi prés depuis le naufrage de la méduse. Nous passâmes de justesse, sous les calculs d’azimut d’Alain, les Goliath maritimes étaient perdus ! Un bon barreur fait la qualité d’un équipage, et ce qui devait arriver, arriva nous accostâmes en grand vainqueur sous une foule en délire, scandant des hourras sous des pluies d’applaudissement. Bon pour notre arrivée, elle fût à la mesure du défi mais peut être un peu surestimée sur les ovations ….

 

Le bar de la marine accueilla les deux équipes sans distinction bien sûr. Devant les bocks et les demis nous sommes tous égaux dit le patron !

 

Enfin certains plus que d’autres ...

 

 

A Samedi 9H15,

Fraternellement

Le Tchoa


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