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Le blog des rameurs de Marseille

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Rame traditionnelle estaque


Rame – convocation du 23 janvier 2010

Publié par Le Tchoa sur 21 Janvier 2010, 22:16pm

Chers Galériens

Chers Galeriennes,


C'est à sept, que nous nous sommes retrouvés samedi, avec une joie, non dissimulable et non dissimulée d'ailleurs.


"Il y a de quoi affréter deux bateaux" dit fièrement Alain et en un tour de main toutes les rames furent ficelées à leurs dames de nage respectives. Tous s'étaient assis, attendant le départ. Comme d'habitude la yole du capitaine allait voguer pour montrer le chemin à l'embarcation de Momo barrepasdroit, qui ma foi en avait fait son parti.


Majestueusement, notre bateau fendait les flots, nos rames dansaient toutes en rythme, tout en douceur, chatouillaient suffisamment l'eau pour que notre bateau puisse se frayer un passage devant les poissons hébétés d'une telle vélocité. Les autres suivaient.

A la sortie du port, il fallait attaquer la pleine mer, avec toutes les difficultés qu'elle impose. Nous prîmes le cap vers Notre Dame de la Garde, ce n'était pas la voie de la facilité, mais rien ne pouvait nous faire peur. Nous avancions à vive allure, quand la yole de Momo fit demi tour ! que se passait il ? Y avait-il un malade à bord une femme enceinte à terme. Non, tout simplement ils refusaient la confrontation ! qui somme toute était symbolique, puisque la yole du capitaine était toujours arrivée la première …


Bref nous vîmes leur bateau fuir à toutes rames, histoire de ne pas nous croiser …..

Sous l'impulsion du capitaine, nous avancions correctement, souriant de l'esquive de nos compagnons. «De toute façon on les retrouvera» ricana le capitaine. À bord les conversations allaient bon train. Ce jour là, tout les thèmes furent abordés au grand délice de notre petit groupe. Mais le vieux port se présentait devant nous, à portée de rame. Que faire, aller boire un coup au bar de la marine « t'ai peuchère », ou rentrer parce qu'il était temps. Alain toujours dans une logique de rigueur à faire pâlir les plus grosses horloges atomiques, décida de rentrer.

 

notre dame de la garde


Inquiet du sort de nos compagnons , nous scrutâmes tant et plus l'horizon. Anne ma sœur Anne, ne vois tu rien venir, que nenni, nada , rien du tout. Nous nous rapprochâmes du port quand enfin nous vîmes un point bleu de dessiner sur l'horizon, ce devait être eux. Quelques minutes après la confirmation tomba comme une dépêche AFP, c'est bien eux. Nous craignons que quelques pirates des mers ne nous les kidnappe, ou quelques bêtes féroces sorties du fond des océans pour l'occasion, ne fit qu'une bouchée de leur esquif. Heureusement ils étaient là et bien vivants.

Nous avions rangé les rames depuis un temps certain, quand enfin ils accostèrent, fatigués, râlants après tous les dieux de la mer. Ils étaient encore sous le choc, Momo les avaient emmenés de l'autre côté de la terre, là où les bateaux tombent dans le néant ! Heureusement les mutins avaient pu revenir, mais dans quel état …

 

IMGP2245


Tous pensaient, il faut les soigner de ce traumatisme. Je connais un hôpital fort bien tenu nous dit l'un d'entre eux le visage agars, le regard vide. C'est hôpital du bar de l'amirauté bien sûr ! avec ses demis qui remontent le moral, ses bocks qui requinquent. La longue file alla s'attabler ou plutôt s'affaler sur cette terre d'asile.


Il eu fallut (septCENSURE) demis pour que nos valeureux gaillards retrouvent la forme.


C'est ça d'en faire qu'a sa tête !


Ps) Je vous invites à visiter l'album qui illustre mes propos


A Samedi 9H15

Fraternellement

Le Tchoa



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gise13 22/01/2010 19:06


 je ne dirais qu'un mot : BRAVO !!!!
bises à toute l'équipe


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