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Le blog des rameurs de Marseille

Le blog des rameurs de Marseille

Rame traditionnelle estaque


Rame convocation du 21 aout 2010

Publié par Le Tchoa sur 19 Août 2010, 20:35pm

 

 

 

Chers Galériens

Chers Galeriennes

 

Samedi seuls les vaillants, les courageux étaient sur le port. Nous n'étions pas beaucoup il est vrai une main aurai suffit à nous compter, le temps maussade en avait découragé plus d'un. Ce soleil qui nous faisait défaut, nous avait amené de lourds nuages menaçants, vert foncé qui n'attendaient qu'une chose, déverser des milliers de litres de liquide sur nos pauvres carcasses.

 

Mais vous connaissez, notre capitaine, qui seul devant dieu prit la lourde responsabilité de sortir quand même bravant Neptune et Zeus lui même.

 

Le bateau armé, nous partîmes sous des grondements sourds de tambours que faisaient les éclairs au loin dans la rade de Marseille. Le créateur attendait pour pleurer sa peine de nous voir partir ainsi, remplissant par la même occasion notre frêle esquif de ses lames en nous abandonnant du coup au fond des mers.

 

Nous ramâmes quand même faisant une confiance aveugle à notre capitaine. Ce fut qu'après un long moment, que la plage de Corbière se montrait à l'horizon. Vous savez il y a des circonstances de la vie, où les minutes semblent des heures, où les heures ressemblent à des jours.

 

La bruine d'un ciel humide à mesure se transformait en crachin. Nous avancions quand même, les milles nautiques étaient aussi long que les jours sans pain. Des gouttes commençèrent à tomber et nous n'avions pas d'écope. Il était temps de retourner quand d'une voix claire Alain mugit « allez ça suffit comme ça, on rentre ». il faut dire que nous ne voulions pas que des hallebardes s'abattent sur nous, nous laissant pour l'occasion sur place. Nos muscles se tendirent. le bateau avait compris lui aussi, qu'il était temps. Du haut de nos quatres compagnons le bateau filait à vive allure vers son abri d'origine.

 

Le grain devenait plus important, tout comme notre allure. Les dames de nage comprirent aussi ce que c'était des hommes quand nous arrivâmes enfin en vu de notre notre anneau. Déjà des prières résonnaient dans notre yole « seigneur, montre nous les deux tours, le retour du roi, tu sais nous formons une communauté soudée comme les six rames de notre yole ... «. Vous comprenez qu'après toutes ses incantations l'arrivée fût aussi rapide que triomphale.

 

Nous avions évité le pire mais à peine sur le port, une avalanche, un déluge s'abattait sur nos têtes, heureusement nous étions sur le plancher des vaches …

 

Et puis, là au moins, nous avions des excuses en béton pour nous attarder dans le bar de l'amirauté, où les délicieuses serveuses, nous servirent des chocolats chauds.

 

Hé oui, il faut un début à tout !

 

 

Samedi, départ des bateaux 9H15,

Fraternellement

Le Tchoa

 


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